DRÔLE DE GUERRE 2/3
La drôle de guerre - étape 2
J’ai rencontré Aline, au détour d’une ruelle, son panier à la main. Elle m’a offert un sourire, puis un regard, puis son cœur. On s’est mariés en juin 1939. Je me souviens encore de son bouquet de marguerites et de la cloche de l’église qui sonnait plus fort que les obus d’exercice.
À présent, le village est vide de ses civils, évacués dans le Sud-Ouest. Reste cette armée étrange, entre attente et tension. Un tiers de nous surveille l'ennemi, prêt à tirer à la moindre alerte. Les autres creusent, réparent, ou se réchauffent autour d’un brasero. On construit une muraille dans les fourrés, le long du canal de Huningue, notre ligne de défense naturelle, à ne surtout pas laisser franchir.
La guerre semble figée. On guette l’horizon, on boit du café tiède en scrutant l’eau calme. Mais en nous, on sait que ça finira par éclater.
Observez le blockhaus avec son créneau de tir pour couvrir l'entrée. Le canon, de l'autre côté du talus, était pointé vers le Nord pour couvrir le barrage routier.
Passez entre l'arrière des tribunes du stade de foot et le terrain de tennis. Puis remontez vers le village. Arrivés à la route, dirigez-vous vers la plaine de loisir et son terrain de basket, puis cliquez sur le bouton ci-dessous.

Cette page fait partie du circuit pédestre Niffer - 1939 / 1945. Il permet de s'immerger dans le Niffer de cette époque. Même si les histoires reposent sur des faits réels, il s'agit de témoignages fictifs reconstitués à partir de plusieurs sources.
