LIBÉRATION 1/3

La libération - étape 1

Nous sommes le 20 novembre 1944. Avec les gars du 6e régiment de tirailleurs marocains, nous venons d’arriver à Kembs. Trois tanks destroyers du 9e RCA sont aussi de la partie, silhouettes puissantes dans la brume matinale. À 12h30, la voix du capitaine Collonier retentit : "en camion, direction Chalampé, on va établir une tête de pont en Allemagne."

Arrivés à Niffer, notre progression s’interrompt. Une patrouille allemande vient de sortir d’un café et tente de s’enfuir. L’échange de tir dure près d’une heure. Finalement, les Allemands, pris au piège, se rendent. On les entasse à l’arrière d’un vieux camion à vivre. Les habitants sortent prudemment de leurs maisons. Certains d’entre eux nous embrassent.

Une vieille dame me serre la main et me dit qu’à Petit-Landau, il n’y aurait pas un chat. Mais, méfiance ! Alors on progresse, section par section, jusqu’à encercler le village. Pas un coup de feu. Et soudain la population nous accueille avec des sourires et du vin. Quelques camarades, peu habitués à l’alcool, tanguent après deux gorgées. Moi, je garde ma tête froide. Je sais que ce n’est qu’une trêve éphémère.

À Hombourg, nous avons notre première victime, mais c’est au carrefour de la vierge à Ottmarsheim que notre avancée est stoppée brutalement. Les combats sont violents et au matin du 22, l’ordre tombe : c’est le repli. On abandonne Niffer, Petit-Landau et Hombourg. Le capitaine fulmine, mais obéit. On décroche à travers la forêt de la Hardt vers Habsheim. Le pont de Chalampé ne sera pas atteint, pas encore !

Vous suivez la route empruntée par les libérateurs, continuez d'avancer. Tournez à droite dans la rue du Canal d'Alsace. Lorsque le trottoir prend fin, traversez au passage piéton et continuez jusqu'au panneau de sortie de village. À cet endroit, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Tank destroyer M10 à St Fromond (source : World War Photos)

Prochaine étape

Cette page fait partie du circuit pédestre Niffer - 1939 / 1945. Il permet de s'immerger dans le Niffer de cette époque. Même si les histoires reposent sur des faits réels, il s'agit de témoignages fictifs reconstitués à partir de plusieurs sources.