OCCUPATION 3/3

L'occupation - étape 3

Octobre 1944. On sait que les Américains ont débarqué en Normandie et il se murmure que les troupes françaises, qui viennent du Sud, ne sont plus très loin. On reprend espoir, les sourires se font plus fréquents.

Mon frère est rentré la semaine dernière en boitant, la jambe en vrac, l’uniforme allemand encore sur le dos, le regard ailleurs. Il ne dit pas grand-chose. Le front de l’Est l’a avalé, puis rejeté comme un morceau trop dur à digérer.

Dans la grange derrière, nous cachons deux fugitifs. Alphonse, réquisitionné au service du travail obligatoire du côté de Stuttgart, s’est enfui en apprenant qu’il allait être transféré dans une unité SS. Il y a aussi Hans, un caporal cantonné au village, un gars plutôt sympa pour un Allemand, pas un nazi, qui a fini par déserter.

Mais chut, il faut être très discret, surtout quand on leur apporte à manger. Toute la famille risque de finir en camp de concentration. Mais que faire d’autre ? On ne peut pas les laisser tomber. Il faut absolument que les alliés se dépêchent !

Tournez à gauche et empruntez l'ancienne nationale 68 qui, à l'époque, venait de Kembs, en direction du village.

Lorsque vous arrivez à la hauteur des premières maisons, cherchez le QR-code suivant. Vous accompagnerez alors les soldats de la 1ère armée française qui libérèrent Niffer.

Indice : observer les lampadaires

Photo d'un malgré-nous (probablement Paul Heitz), 15 rue Principale. Il portait cette photo sur lui lorsqu'il a été tué sur le front de l'Est. On voit encore le trou laissé par la balle en haut à gauche. La maison alsacienne a été modifiée, mais on reconnait la clôture. Celle du fond n'existe plus, elle se trouvait à l’intersection de la rue Principale avec la rue de la Hardt actuelle.

 

Cette page fait partie du circuit pédestre Niffer - 1939 / 1945. Il permet de s'immerger dans le Niffer de cette époque. Même si les histoires reposent sur des faits réels, il s'agit de témoignages fictifs reconstitués à partir de plusieurs sources. 

Raccourci